Comment le changement climatique influence-t-il la biodiversité dans les forêts et les villes ? C'est la question centrale du projet FOURCAST, coordonné par le Jardin botanique de Meise. Les scientifiques étudient comment les plantes réagissent aux augmentations de température, tant dans les zones urbaines soumises à l'effet d'îlot de chaleur que dans les forêts, qui agissent comme des tampons climatiques naturels. Une partie importante de la recherche se concentre sur l'anémone des bois. En comparant les observations contemporaines avec des spécimens d'herbier vieux de 150 ans, les chercheurs veulent analyser comment la plante adapte sa période de floraison et sa croissance à un climat changeant.
Le changement climatique met la nature sous pression
Les forêts et autres écosystèmes jouent un rôle crucial dans le stockage du CO₂, la pollinisation et la régulation des températures. En raison du changement climatique, les périodes de floraison se décalent et les communautés végétales se modifient, ce qui peut avoir des conséquences pour les pollinisateurs et d'autres animaux. La Belgique connaît déjà une hausse moyenne de température de 1,5°C au cours des dernières décennies. Pour comprendre cet impact, les chercheurs combinent différentes méthodes, des analyses historiques aux études sur le terrain.
Étude de l'anémone des bois : de l'herbier à l'étude de terrain
L'anémone des bois, une plante printanière précoce, est un indicateur parfait pour étudier le changement climatique dans les forêts. Les scientifiques comparent les collections d'herbiers historiques avec des observations récentes pour découvrir comment la période de floraison et les caractéristiques morphologiques de la plante ont évolué au fil des siècles. Cela se fait par des mesures systématiques sur le terrain, où les bénévoles jouent un rôle essentiel.