Petit, croquant et local : c’est la saison des mini‑concombres au Jardin botanique

ven. 28 août

Meise, 27/08/2026 – Depuis quelques mois, le Jardin botanique de Meise et la coopérative Samen op Dreef construisent ensemble une chaîne alimentaire durable, du sol à l’assiette, grâce à un partenariat innovant qui relie directement la production locale et biologique au restaurant du Jardin botanique. Avec cette collaboration, les deux organisations font résolument le choix de la courte chaîne, de l’agro‑écologie et d’une expérience culinaire durable pour les plus de 250 000 visiteurs accueillis chaque année.

Depuis le début de la collaboration, une part croissante des légumes et des fruits servis au Restaurant Pachthof provient de la ferme biologique Hof Ter Dreef et de la coopérative Samen op Dreef, qui rassemble également d’autres producteurs bio tels que Seizoensmaak, Seepscherf, Hof van Piemont et Bioop. Grâce à cette coopération structurelle, les produits sont cultivés localement, récoltés au bon moment et livrés directement au restaurant du Jardin botanique.

Cet été, la ferme Hof Ter Dreef cultive spécialement pour le Jardin botanique le mini‑concombre mexicain Melothria scabra. Une véritable curiosité botanique : ses fruits ressemblent à de minuscules pastèques, mais offrent une saveur fraîche de concombre. Ces petits fruits croquants de 2 à 4 cm sont décoratifs, très savoureux et présentent une nette note citronnée.

La collaboration entre producteurs et cuisiniers s’avère également un précieux apprentissage.

« Pour un restaurant, l’uniformité est importante », explique le chef Vincent Tibau. « Une carotte ou un panais doit avoir à peu près la même taille dans chaque assiette. Cela paraît évident, mais cela demande une coordination avec le producteur. Grâce à un travail étroit, nous avons trouvé un bon équilibre. »

La mini‑concombre illustre parfaitement comment la planification des cultures est désormais mieux alignée sur les besoins de la cuisine, afin que l’offre saisonnière et les menus se répondent harmonieusement. Autre réussite : la livraison fréquente de laitues fraîchement coupées. Grâce à la grande diversité de variétés au fil des saisons, la cuisine bénéficie d’un produit d’une qualité exceptionnelle, récolté et servi le même jour – un exemple parfait de courte chaîne durable, du sol à l’assiette.

La Fondation Roi Baudouin joue également un rôle de facilitateur dans cette collaboration. Son soutien a servi de levier pour développer une chaîne alimentaire locale, biologique et circulaire entre le Jardin botanique et la coopérative Samen op Dreef. Les moyens ont permis d’investir dans la mécanisation agricole, rendant la production plus efficace et moins dépendante des intrants chimiques, ainsi que dans du matériel de cuisine professionnel, comme une machine de découpe permettant de transformer la récolte locale de manière optimale et de réduire le gaspillage alimentaire.

Des investissements ont également été réalisés dans la co‑création entre agriculteurs et personnel de cuisine : planification commune des cultures, visites de terrain et de cuisine, et meilleure coordination entre ce qui pousse au champ et ce qui est préparé au restaurant.

« Cette collaboration met littéralement notre mission dans l’assiette de nos visiteurs », déclare Glen Lucas du Jardin botanique de Meise. « En tant qu’institution scientifique, nous voulons non seulement montrer l’importance des plantes pour notre avenir, mais aussi faire découvrir ce à quoi ressemble et goûte une alimentation durable. »

Pour la ferme Hof Ter Dreef, ce partenariat représente également une avancée majeure. « Pour l’agriculture biologique, un marché équitable et stable est essentiel », souligne Guy Mouchart. « En travaillant directement avec le Jardin botanique, nous pouvons investir dans une agriculture durable, la biodiversité et la qualité, tandis que les visiteurs profitent de fruits et légumes ayant parcouru très peu de kilomètres. »

En permettant aux visiteurs de découvrir activement l’origine de leur repas, le Jardin botanique souhaite montrer que la durabilité ne se manifeste pas seulement dans les collections et les jardins, mais aussi dans la gastronomie.

Ce partenariat constitue par ailleurs une source d’inspiration pour d’autres institutions publiques et cuisines de collectivité souhaitant rendre leur approvisionnement alimentaire plus durable et renforcer leur engagement envers l’agriculture locale.

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