n° 46, été 2016
Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.


  • Rapport annuel 2015

En 2015, les trois départements du Jardin botanique ont été redéfinis : recherche, collections et services au public. Cette nouvelle structure, qui deviendra pleinement opérationnelle en 2016, devrait permettre d’atteindre plus facilement les objectifs définis dans le plan d’entreprise. L’année 2015 a été marquée par de nombreuses réalisations. Dans le domaine scientifique, tant le nombre que la qualité des contributions atteignent un niveau inégalé. Nos chercheurs sont actifs dans le monde entier et contribuent de manière significative à une meilleure connaissance des plantes à fleurs, champignons, lichens et algues, et à leur conservation. Dans le département des collections, les bases d’un ambitieux projet de numérisation des herbiers qui prendra toute son ampleur en 2016 ont été mises sur pied. Le Jardin a offert de nombreuses activités au public durant cette année 2015, attirant ainsi un nombre remarquable de 124 781 visiteurs. Le nouvel événement de fin d’année « Floridylle d’hiver » a remporté d’emblée un vif succès, tandis que la deuxième édition du spectacle des orchidées « Flori Mundi » a accueilli près de 20 000 visiteurs, malgré le niveau d’alerte élevé en raison de la menace terroriste. Les nombreuses réalisations de 2015 n’ont été possibles que grâce aux efforts permanents de tous les collaborateurs du Jardin : employés, bénévoles, collaborateurs scientifiques et guides, tous ont contribué aux succès de l’année écoulée. Le rapport annuel 2015 peut être téléchargé ici.



  • Des grenouilles tropicales au Jardin botanique

Quarante petites grenouilles tropicales, des dendrobates à bandes jaunes (Dendrobates truncatus), ont élu domicile dans la serre Mabundu (Palais des Plantes). Ces grenouilles noires et jaunes y sont utilisées pour assurer le contrôle biologique des ravageurs, en plus de méthodes biologiques déjà mises en place dans les serres. Elles se nourrissent principalement de fourmis et d'autres petits insectes. Grâce à leur appétit vorace, les dendrobates ont pour mission de réduire les populations de fourmis et de pucerons présentes dans les serres et ainsi aider les gestionnaires à assurer un contrôle biologique plus efficace. Dans le futur, d'autres individus devraient rejoindre la serre des nénuphars géants et la serre de la forêt tropicale… Le dendrobate à bandes jaunes vit essentiellement au niveau du sol et ne grimpe pas très haut dans la végétation, contrairement à d'autres espèces du groupe. Afin de favoriser sa reproduction, les jardiniers du Jardin botanique ont installé au pied de quelques arbres des broméliacées dont les rosettes recueillent l’eau dans laquelle les têtards pourront se développer. La probabilité de voir ces animaux durant la journée est faible étant donné qu'ils sont nocturnes.


  • Digitalisation à grande échelle de l’herbier du Jardin botanique

L'herbier du Jardin botanique Meise compte 3,5 millions de spécimens collectés dans le monde entier, entre 1724 et aujourd'hui, et le place ainsi dans le top 25 des herbiers au niveau mondial. Il a paru évident que la digitalisation devenait nécessaire car une collection numérisée réduit le risque d’endommager ces pièces uniques, renforce la visibilité internationale et permet un accès aux données pour les scientifiques, les botanistes amateurs ou quiconque y porte un intérêt. À l'initiative de la Communauté flamande, le Jardin botanique Meise a débuté la numérisation de 1,2 million de spécimens provenant de ses collections. Le projet financé à raison de 1,65 million € a reçu l’acronyme DOE!, pour « déverrouillage digital des collections patrimoniales ». Grâce à l’intervention d’une société externe, un tapis roulant de digitalisation high-tech a été installé et est opérationnel pour une année entière. Après la digitalisation, viendra la phase d’encodage. Les données figurant sur les étiquettes d'herbier contiennent en effet une foule d'informations utiles aux scientifiques, et leur permettant notamment de connaître le lieu de collecte, les caractéristiques et la dénomination des plantes. Pour cette partie, le Jardin botanique compte notamment faire appel au ‘grand public’. C’est une excellente opportunité et une méthode du 21e siècle pour associer, le plus étroitement possible, le public dans le fonctionnement de l'herbier. Au final, toutes les données seront disponibles via ‘l’herbier digital’, qui est une plate-forme accessible via le site web du Jardin botanique. L'herbier sera ainsi facilement consultable de l'extérieur.


  • Une galerie de portraits à la bibliothèque

En 2015, la bibliothèque du Jardin botanique a redécouvert une collection oubliée de quelque 500 portraits de botanistes. Cette collection, qui remonte au début du 20e siècle, contient des photographies originales, des gravures et des images imprimées de botanistes du monde entier, ainsi que certaines photographies de groupe prises durant les congrès botaniques internationaux. La plupart des portraits ont été montés sur des cartons et encadrés. Ils ont jadis décoré les murs de l’institution quand elle était encore située à Bruxelles et sont depuis restés enfouis. Avec l’aide d’étudiants-jobistes, chaque portrait a été numérisé et décrit dans notre catalogue en ligne. Les descriptions comprennent le nom de la personne, ses dates de naissance et de mort, les dimensions du portrait, le type d’image (original ou reproduction) et des informations complémentaires telles que le nom du photographe ou du graveur, la date du portrait, l’âge de la personne sur l’image, des annotations sous le portrait ou au verso. À vrai dire, cette collection de portraits individuels et collectifs soulève de nombreuses questions qui doivent être éclaircies. Ainsi, par exemple, certaines images proviennent de publications sans que celles-ci soient mentionnées ; un travail complémentaire est alors exigé pour retrouver la référence originale. D’autres images ont une présentation et une taille similaires et semblent donc avoir été préparées en même temps dans un but inconnu. Parfois le nom du photographe est associé à la photographie, alors que dans de nombreux cas cette information fait défaut. De plus nous ne savons pas qui a rassemblé cette collection d’images, ni les raisons de son geste. Il nous faut donc consulter les archives pour tenter de répondre à ces questions. De nombreuses recherches restent à faire sur cette intéressante collection de portraits, elles sont planifiées dans notre programme de travail pour 2016.

  • Expertises champignons des bâtiments

Le Jardin botanique est bien connu pour ses 3 principales missions que sont la recherche, la conservation des espèces végétales et d’éducation. Un autre volet moins connu de ses activités concerne les analyses qu’il réalise à la demande. Ainsi, par exemple, depuis plusieurs années, nos experts en mycologie effectuent des expertises de champignons présents dans les bâtiments dont on sait que certaines espèces, comme la mérule, peuvent provoquer des dégâts irrémédiables aux bâtiments. Ces expertises sont réalisées sur base d’échantillons prélevés par les particuliers ou par le Jardin botanique. Après un processus d’identification, nos spécialistes rédigent un rapport précisant l’impact que chacune de ces espèces peut avoir sur les bâtiments, le type de pourriture causé aux boiseries et l’éventuel danger pour la santé. Ce rapport est essentiel car il constitue un élément déterminant dans les choix concernant la mise en œuvre des opérations d’assainissement et d’éradication du champignon. Il peut aussi être un argument important dans le règlement des conflits éventuels avec le voisinage, les propriétaires ou locataires, l’ancien propriétaire, les sociétés d’assurance ou dans le cas de demande de prêt hypothécaire auprès des banques.
Plus d’infos via ce lien.

Musa est le nom scientifique du bananier.


Musa est le nom scientifique du bananier.


  • Les Ficus

Le Jardin botanique possède environ 150 espèces et cultivars différents de Ficus. La plupart des 850 espèces qui poussent dans la nature sont originaires des régions tropicales. Le figuier (Ficus carica) que l’on rencontre dans les régions méditerranéennes fait figure d'exception car il peut pousser dans nos jardins, par exemple contre un mur bien ensoleillé. La présence de latex est une caractéristique de tout le genre Ficus. On peut notamment observer ce latex s'écouler lorsque la plante présente une blessure. Jusqu'au début du 20ème siècle, certains Ficus ont eu un certain succès commercial. Entre autres, le bien nommé arbre à caoutchouc (Ficus elastica) qui possède, comme son nom le suggère, un latex aux propriétés élastiques. L'arbre à caoutchouc a connu non seulement un succès populaire pour sa production de caoutchouc, il a aussi été popularisé au milieu du 20ème siècle, "un must" à posséder alors comme plante ornementale dans son salon ! La mode de l'époque est passée des espèces naturelles présentant de grandes feuilles vertes aux cultivars arborant des feuilles panachées. Beaucoup de Ficus, dont le Ficus benjamina commencent leur vie dans la forêt tropicale comme épiphyte. Cela signifie que la plante pousse accrochée à autre arbre sur lequel elle vit et grandit un certain temps. Plus tard, elle forme des racines tout le long du tronc de l'arbre hôte, racines qui poussent vers le bas jusqu'à ce qu'elles atteignent le sol. En formant de nombreuses racines, la plante recouvre dès lors entièrement l'arbre hôte, qui de ce fait ne peut plus grandir : il est donc littéralement étranglé. Le figuier des pagodes ou arbre de la Bodhi (Ficus religiosa) est considéré comme l’arbre sacré des bouddhistes. La tradition veut en effet que Siddhartha Gautama a fait l’expérience de l'éveil spirituel ou "Bodhi" alors qu'il méditait sous cet arbre et c'est ainsi qu'il est devenu le Bouddha. L'arbre peut devenir énorme. Dans les serres du jardin botanique poussent d’autres Ficus comme le Ficus luciani du nom du botaniste et explorateur belge Lucien Linden, le Ficus ovata et le Ficus rubiginosa, pour n'en nommer que quelques-uns...

Musa est le nom scientifique du bananier.

  • Aloe vera

Le Jardin botanique vous propose une sélection de plantes aux vertus étonnantes comme l’Aloe vera. Elle rentre dans la composition de cosmétiques ou de boissons, mais savez-vous que cette plante possède aussi la propriété de dépolluer l’atmosphère des maisons. Nul doute que l’Aloe vera apportera une touche rafraichissante sur la table du salon ou le rebord d’une fenêtre ?
Prix : 7,50 €

Pour commander, cliquez ici.

  • Savons parfumés

Une nouvelle gamme de savons a fait son entrée dans notre boutique. Ces savons vous offriront un mélange subtil et séduisant de parfums floraux pour une peau immaculée et magnifiquement parfumée. Une quinzaine de parfums sont disponibles : Birds of Paradise, Magnolias, Lotus Flower, Orange Blossom, Frangipani….

Prix : 5 €.


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Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique Meise

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.

Rédacteur en chef
Koen Es
Photos
Jardin botanique Meise.

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Jardin botanique Meise
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