n° 45, printemps 2016
Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.


  • Recyclage au jardin

Dans le Musa n°43, nous vous avons parlé du projet 'Compostkracht' développé en étroite collaboration avec la Province du Brabant flamand et Incovo, une intercommunale de gestion des déchets. Ce projet vise à encourager le recyclage au jardin et à réduire la production des déchets au jardin. En février dernier, nous avons organisé un workshop pour nos bénévoles. Dans cet atelier, nous avons commencé à construire un mur de branches dans ‘Meise sauvage’ et à rénover une vieille haie morte. Incovo a proposé le même atelier à son public. Nous avons également commencé à tisser d’osier les barrières Nadar du Jardin pour leur donner un aspect plus naturel et chaleureux. Les remparts de branches sont composés d'une double rangée de pieux de châtaigniers entre lesquels sont empilées des branches issues des élagages. L'homme préhistorique utilisait déjà de telles clôtures pour contenir le bétail et protéger les cultures. Une haie de branches mortes présente un aspect naturel et permet de recycler sur place de nombreux déchets d'élagage plutôt que de les évacuer. Et la biodiversité est également gagnante ! Ces aménagements augmentent en effet l'attrait du jardin pour de nombreuses espèces animales (insectes, batraciens, hérissons, oiseaux...) et végétales (mousses, fougères, champignons...). Vous pouvez venir admirer les aménagements réalisés au début de 'Meise sauvage' derrière la ‘Paardenbarak’.



  • Enquête de satisfaction Musa

En décembre dernier, après 10 ans d’existence, nous avons lancé une enquête de satisfaction auprès de vous, les abonnés à cette Newsletter Musa. 408 personnes ont répondu à l’enquête sur 2800 destinataires ce qui donne un taux de participation honorable de 15%. Plus de ¾ des répondants (77%) ont plus de 50 ans et ont connu la Newsletter via notre site web (79%). La newsletter est lue par une grande majorité de personnes : 62% la lit ‘systématiquement’ et 34% ‘la plupart du temps’. Elle présente également un niveau de satisfaction élevé à très élevé tant au niveau de la longueur que de la pertinence des sujets traités, du style d’écriture ou du niveau de vulgarisation. L’évaluation globale est donc en très grande majorité satisfaisante à très satisfaisante, ce qui nous conforte dans les choix éditoriaux et rédactionnels. Toutes les rubriques sont globalement lues ‘systématiquement’ ou ‘la plupart du temps’, mis à part un score sensiblement moins élevé pour ‘La Boutique’. Dans 60% des cas, les abonnés ont découvert le Jardin botanique suite à la lecture de MUSA et dans 56% des cas ils ont déjà participé ou conseillé sa lecture à des proches. Dans les évolutions possibles pour le futur, la fréquence de parution mensuelle est au coude à coude avec la fréquence de parution actuelle, trimestrielle (46%). Par contre, peu de personnes connaissent la page Facebook du Jardin et dans 87% des cas, elles ne sont pas du tout favorables à utiliser cet outil de communication à la place de la Newsletter. Des suggestions plus spécifiques ont été formulées dans les réponses libres et seront examinées avec soin. Un tout grand merci aux personnes qui ont participé à l’enquête !

Le détail des chiffres de l’enquête est disponible en ligne.


  • Arum titan, le retour

Depuis quelques semaines, le Jardin botanique Meise était dans l’attente d’un heureux évènement : une nouvelle floraison de l’arum titan (Amorphophallus titanum), une plante rare et endémique des forêts tropicales de Sumatra. Un titan qui porte bien son nom puisqu’il présente la plus grande ‘fleur’ au monde ! L’ouverture de l’enveloppe florale a débuté le 8 mars à 12 heures et a donné une inflorescence de 145 cm de haut, une taille moins importante que les précédentes floraisons (235 cm en mars 2011 et 244 cm en juillet 2013) étant donné qu’il s’agissait d’une plante plus jeune avec un bulbe de plus petit calibre. L'odeur si caractéristique de viande avariée s’est diffusée surtout durant la première journée dans l’ambiance tropicale, chaude et humide, des serres du Jardin botanique et a attiré plus de 2700 personnes. Les précédentes floraisons – issues d’autres plantes - se sont déroulées au Jardin botanique Meise en août et septembre 2008 (2 floraisons distinctes), en mars 2011 et en juillet 2013. C’est dire si les conditions de croissance offertes à l’arum titan lui sont favorables au Jardin botanique ! La fleur est à présent fanée et il faudra attendre quelques années avant que la plante ne donne une nouvelle fleur au Jardin botanique. À moins que l’un de ses cousins ne se décide également à fleurir prochainement… Vous voulez être tenu au courant des prochaines floraisons de nos titans ? Cliquez sur le lien et complétez le formulaire en ligne.


  • Une nouvelle espèce de diatomée

En menant un projet de recherche pour la Vlaamse Milieu Maatschappij (VMM - Agence flamande pour l'environnement), le Prof. Dr. Bart Van de Vijver, algologue au Jardin botanique Meise, a découvert une nouvelle espèce de diatomée en Flandre qu'il a appelé Navicula flandriae. Bart Van de Vijver fit cette découverte avec un collègue néerlandais en examinant des échantillons provenant de cours d'eau de la province de Flandre orientale dans le cadre de la surveillance de la qualité de l'eau des rivières et ruisseaux. L'Union européenne exige en effet que tous les États membres atteignent une bonne qualité des cours d'eau sur leur territoire. Pour analyser la qualité de l'eau, différents organismes sont inventoriés dans les rivières et les cours d'eau. Les diatomées sont de microscopiques algues aquatiques qui forment une part importante de la vie des cours d'eau. Ces algues sont caractérisées par leur squelette externe composé de dioxyde de silicium. Elles sont très sensibles aux changements de leur environnement et sur base des différentes espèces présentes, on peut en déduire la qualité de l'eau. Navicula flandriae a été trouvée dans quelques rivières et canaux de Flandre orientale. Par le passé, elle a probablement été confondue avec d'autres espèces plus communes. Un examen microscopique détaillé à l'aide d'un microscope électronique à balayage a permis de mettre en évidence des caractères distinctifs permettant de la décrire comme une nouvelle espèce pour la science. Elle a été dénommée Navicula flandriae étant donné qu’elle n'a été découverte jusqu’à présent qu'en Flandre.

  • Les Musaceae du sud-est asiatique sous la loupe

Steven Janssens et Filip Vandelook, chercheurs au Jardin botanique Meise, ont récemment publié dans la revue New Phytologist le fruit de leur travail sur les Musaceae (‘bananiers’) du sud-est asiatique. Ils ont pu démontrer un lien entre la distribution et la diversité de cette famille et l’histoire géologique et climatique de la région. Les processus en jeu sont distincts entre le nord et le sud. Ainsi, l’Indo-Burma, au nord, présente historiquement un plus grand nombre d’espèces de bananiers que le sud (Malaisie). La raison est que cette région du nord a un climat chaud et humide stable depuis une très longue période (23,3 Ma) durant laquelle les forêts de feuillus - et les bananiers - ont probablement été présents de manière continue… Alors que le sud a subi de fréquents bouleversements qui ont créé des habitats plus secs et donc moins favorables aux bananiers. Par ailleurs, lorsqu’on regarde uniquement le nord de l’Indo-Burma on observe que cette région possède une plus grande diversité de bananiers, le sud de cette région ayant probablement subi l’impact des très récentes fluctuations climatiques qui n’ont pas permis, durant les périodes d’intenses sécheresse, le maintien des forêts tropicales et des habitats favorables aux bananiers. Ces résultats illustrent clairement les effets de changements climatiques anciens sur la répartition des espèces de bananiers dans le Sud-Est asiatique. Mais ils posent aussi indubitablement la question des changements climatiques actuels, plus récents et plus rapides, dont les effets sur la faune et la flore des régions tropicales sont prévisibles...

  • Inventaire de lichens et champignons dans les forêts wallonnes

Au cours d’une étude commandée et financée par le Service public de Wallonie, les lichens épiphytes et les polypores (des champignons) ont été recensés durant le deuxième semestre 2015 dans 53 placettes représentant une diversité de forêts en région wallonne. L’objectif : suivre l’état sanitaire des écosystèmes forestiers de Wallonie. Ces placettes avaient déjà fait l’objet d’un inventaire similaire en 2010. L’étude des lichens montre qu’en général, par placette, davantage d'espèces de lichens ont été trouvées en 2015 par rapport à 2010, surtout en Ardenne : 1699 en 2015 contre 1457 en 2010. Quant aux polypores, un total de 46 espèces a été observé en 2015 sur un total de 57 espèces si on comptabilise les deux études (2010-2015). Il apparaît que les biotopes les plus riches pour les polypores sont les hêtraies, suivis par les chênaies sur sols riches, les chênaies sur sols acides puis les pessières (forêt d'épicéas) et enfin les plantations de douglas. Le nombre moyen d’espèces de polypores par placette a diminué en 5 ans (4,70 en 2010 et 3,85 en 2015) mais ces chiffres sont difficiles à interpréter sur deux échantillonnages. Cette étude sera suivie cette année par un nouvel inventaire de 20 placettes de forêts à très haute valeur biologique… qui risquent de nous réserver quelques bonnes surprises.

Musa est le nom scientifique du bananier.


A ne pas manquer : Floridylle de printemps (26 mars au 10 avril 2016)

L'hiver nous a en effet quittés, laissant place au printemps qui a revêtu son beau manteau vert. Avec ‘Floridylle de Printemps’, venez profiter du renouveau de la nature tout au long des vacances de Pâques. Ne manquez pas les magnolias rose tendre, jaune ou blanc et les tapis d'anémones de bois ou de jonquilles jaune vif... Sans oublier les floraisons hâtives des arbres qui illumineront vos balades le long des sentiers du Jardin botanique. Egalement au programme : le ‘Théâtre des fleurs’, un nouvel espace ouvert du Jardin, le petit train pour partir à la découverte des plus beaux endroits du domaine… Et pour les enfants : peinture d’œufs, grimage, sur les traces du Roi Amaryllo…
Infos : www.floridylle.be

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  • Les iris du Théâtre des fleurs

Le ‘Théâtre des fleurs’ est un nouvel espace de collection au Jardin botanique Meise. On y trouve une diversité de plantes comme des iris, des pivoines et des camélias… mais aussi une très belle collection d’iris qui offrent une magnifique palette de couleurs tout au long de la saison, depuis des espèces précoces comme l'Iris histriodes qui fleurit déjà au mois de janvier, jusqu'aux classiques iris barbus dont les plus tardifs prospèrent encore à la fin de l'automne. » Le Jardin botanique Meise veille sur quelque 30 espèces botaniques et 140 cultivars. Contrairement aux botanistes qui classent le genre Iris en 6 sous-genres, les jardiniers ont une classification plus pragmatique. Ils distinguent les iris bulbeux, les iris rhizomateux qui aiment les sols bien drainés et les iris des milieux humides. C'est dans ce dernier groupe que nous trouvons l'iris jaune (Iris pseudacorus), une espèce fréquente dans les zones marécageuses en Belgique. Il est l’emblème de la Région de Bruxelles-Capitale et est aussi symbolisé dans la ‘Fleur de Lys’ qui se trouve sur les armoiries de grandes familles. L'iris japonais (Iris ensata) et l'iris de Sibérie (Iris sibirica) font également partie de ce groupe. Dans le groupe des rhizomateux charnus, les iris barbus comme l'Iris d'Allemagne (Iris germanica) sont les plus communs. Ils se développent surtout durant la période de mai à juin et de préférence sur des sols calcaires, ensoleillés et secs. Leurs fleurs sont massives et arborent en leur cœur des structures filiformes, une sorte de barbe qui permet aux insectes de s'y agripper plus facilement. C'est dans le troisième groupe, celui des iris bulbeux, que l'on trouve l'iris de Hollande (Iris hollandica), l'iris réticulé (I. reticulata) et l'iris d'Espagne (I. hispanica). Ils ont généralement des feuilles étroites, très différentes donc des iris barbus à larges feuilles. Ces iris sont souvent plantés pour leurs belles floraisons et utilisés pour confectionner d'élégants bouquets de fleurs coupées.

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  • Boucles d’oreilles végétales

Nouveau ! Des boucles d'oreilles créées avec des graines directement issues du Jardin botanique sont désormais en vente à la Boutique. Après avoir été triées, séchées et travaillées par une jeune créatrice, elles ont acquis une seconde vie sous forme de splendides boucles d'oreilles. Nul doute qu'elles raviront les amatrices de matériaux naturels ! Prix : 25 à 30 €

Pour commander, cliquez ici.

  • Kit du jeune botaniste

Voici deux kits qui raviront les naturalistes en herbe. L’un d’eux propose aux enfants de développer leur talent artistique en utilisant des fleurs ou des feuilles. Pressées, elles retrouvent une seconde vie dans de jolies créations artistiques : cartes, enveloppes, signets… L’autre kit les invite à observer la croissance d’une plante et d’observer l’évolution des racines au fil du temps dans un labyrinthe que l’enfant aura conçu.

Prix : 15 €.


Pour commander, cliquez ici.

Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique Meise

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.

Rédacteur en chef
Koen Es
Photos
Jardin botanique Meise.

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