n° 38, été 2014
Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.



  • Rapport annuel 2013

Au cours de l’année 2013, le Jardin botanique a contribué de façon significative à l’inventaire de la biodiversité mondiale. Les exemples mis en évidence dans le rapport annuel démontrent comment les méthodes traditionnelles se combinent aux pratiques scientifiques modernes pour décrire la diversité des plantes et en retracer l’histoire. En 2013, le Jardin s’est notamment engagé dans un grand projet financé par l’Europe visant à restaurer écologiquement l’un des écosystèmes belges les plus fragiles. Plus loin, nous avons examiné la valeur économique des forêts africaines en matière de champignons sauvages comestibles afin de démontrer combien la conservation des forêts contribue à réduire la pénurie alimentaire et la malnutrition. 2013 a également été une année passionnante pour notre personnel travaillant sur des collections d’histoire naturelle qui avaient été jusqu’alors largement « oubliées » et qui sont maintenant soigneusement inventoriées et examinées. Quant aux collections vivantes intérieures et extérieures du Jardin nous avons été heureux de renforcer leur valeur par l’acquisition de nouvelles plantes fascinantes. Nous avons aussi étendu notre programme éducatif afin d’inclure un groupe significatif de visiteurs, à savoir les aveugles et les déficients visuels. Ce groupe peut maintenant bénéficier de visites guidées tenant compte de leurs besoins spécifiques.

Le rapport des activités 2013 est téléchargeable ici



  • Rencontre des responsables de bibliothèques botaniques

La rencontre annuelle de l'European Botanical and Horticultural Libraries Group (EBHL) qui rassemble chaque année les bibliothécaires des principaux jardins et instituts botaniques européens ainsi que quelques bibliothécaires nord-américains, membres du Council of Botanical and Horticultiral Librairies (CBHL) s'est déroulée à Dubrovnik du 15 au 17 mai. Deux membres du staff de notre bibliothèque y ont participé. Cette année, la bibliothèque de biologie de l'université de Zagreb organisait l'événement en collaboration avec l'institut de recherches marines et côtières de Dubrovnik. Au programme, de nombreuses présentations sur des thématiques communes tels que le catalogue commun Linnaeus Link, bibliothèque virtuelle Biodiversity Heritage Library (BHL) ainsi que des discussions formelles et informelles permettant aux membres du groupe de nouer des contacts étroits. Durant l'année, les quelques centaines de membres participent à de nombreux échanges sur une liste de diffusion qui leur est dédiée. C'est un moyen exceptionnel pour partager nos expertises et pour se tenir au courant des évolutions dans le monde des bibliothèques botaniques. C'est aussi une occasion de valoriser nos riches collections en fournissant des publications rares demandées par des collègues étrangers ou pour nous procurer des articles et des livres introuvables en Belgique.



  • La Déclaration de Bouchout

Du 10 au 12 juin s’est tenue au Jardin botanique Meise une grande conférence du projet européen pro-iBiosphere. Lancé pour une période de deux ans (septembre 2012 - août 2014), le projet a pour objectif d’assurer la coordination et l’élaboration de politiques de gestion des données dans le domaine de la biodiversité : acquisition, conservation, synthèse, interopérabilité, diffusion... Durant trois jours, le château de Bouchout a rassemblé plus de 80 personnes issues de différentes institutions scientifiques européennes qui ont échangé leurs connaissances et leur expertise dans le domaine. Ces données relatives à la biodiversité sont essentielles, par exemple pour appuyer les décisions en matière de conservation des espèces mais aussi pour des recherches comme celles sur le changement climatique. Or, celles-ci ne sont pas toujours facilement accessibles. La modernisation des outils permettant l’acquisition et la gestion des données est un aspect important qui permet, ensuite, de les rendre plus facilement accessibles. Encore faut-il que ces données ne soient pas « cadenassées»… La conférence a débouché sur la « Déclaration de Bouchout ». Signée à ce jour par plus de 120 institutions et personnes, la Déclaration prône le développement de systèmes structurés, ouverts et collaboratifs d’acquisition des données ainsi qu’un accès ouvert et libre à celles-ci, selon un système de licences.

> Plus d’infos : http://www.bouchoutdeclaration.org




  • Projet Life « Herbages »

Le Jardin botanique Meise est partenaire avec Natagora et le Service Public de Wallonie (DNF et DEMNA) d’un ambitieux projet européen dans le sud du pays : le projet LIFE « Herbages ». A côté des travaux de restauration et de gestion d’habitats menacés (pelouses sur sable, nardaies,…) effectués par nos partenaires, notre Jardin botanique assure le renforcement et le suivi scientifique de populations de six espèces végétales devenues à ce point rares qu’elles risquent de disparaître à très brève échéance de notre pays : l’immortelle des sables, la campanule agglomérée, le pied de chat dioïque, l’arnica, l’œillet prolifère et l’œillet deltoïde. Ces renforcements impliquent un travail minutieux depuis la récolte des graines jusqu’à la transplantation des plantules sur le terrain, en passant par des tests de germination et leur mise effective en culture. En avril dernier, une équipe du Jardin botanique aidée de bénévoles a ainsi planté 2000 pieds d'immortelles des sables (Helichrysum arenarium) et 1000 pieds d’œillets deltoïdes (Dianthus deltoides) dans quatre sites de Lorraine belge. Chaque plante sera suivie individuellement au fil du temps : survie, croissance végétative, floraison, succès reproducteur et dynamique démographique. Ce projet qui s’étale sur 7 ans n’en est qu’à ses débuts. Nul doute que nous aurons l’occasion de revenir dans un prochain Musa sur ce projet ambitieux.

  • Jogging pour les gorilles de montagne

Le jogging qui s'est déroulé le 18 mai dernier au Jardin botanique, en collaboration avec le club des joggeurs de Meise, a été un énorme succès ! Environ trois cents participants ont foulé le parcours de 7,2 ou 13,6 km à travers le Jardin botanique. Ensemble, ils ont réuni 1000 € en faveur du Parc national des Virunga en République démocratique du Congo, où poussent des plantes rarissimes et vivent les gorilles de montagne. Le succès est tel que nous souhaitons en faire un événement annuel au Jardin botanique.

La prochaine édition aura lieu le 17 mai 2015. Les entrainements peuvent d'ores et déjà commencer !


  • Enquête accueil au Jardin

Le Jardin botanique réalise actuellement une enquête en vue d’améliorer l’accueil du public. Si vous fréquentez de temps en temps le Jardin, n’hésitez pas à nous transmettre votre avis concernant l’accueil et les services offerts en répondant au questionnaire en ligne. La participation à l’enquête ne vous demandera pas plus de 5 minutes !

Lien vers l’enquête

Musa est le nom scientifique du bananier.




Musa est le nom scientifique du bananier.



  • Le coquelicot

Maintenant qu'ont commencé les commémorations pour les 100 ans de la Grande Guerre, vous ne pouvez pas passer à côté du coquelicot comme plante symbolique. Peut-être ne le savez-vous pas, mais le pavot a gagné sa place d'honneur comme fleur symbole dans le poème «In Flanders Fields» de McCrae. Mais la symbolique est beaucoup plus profonde. La fleur rouge sang a des pétales qui se réfèrent au sang versé tandis que le centre, noir, présente une forme de croix, symbole chrétien et signe de deuil. Dans notre pays, on rencontre plusieurs espèces comme le grand coquelicot (Papaver rhoeas), le petit coquelicot (P. dubium) et le coquelicot argémone (P. argemone). Mais au-delà de nos frontières, il existe pas moins de 80 espèces. L'opium (P. somniferum) est probablement le plus célèbre. Le latex est utilisé pour extraire l'opium, mais l'industrie pharmaceutique en extrait également la morphine et la codéine. Et les graines séchées, de minuscules grains noirs, garnissent souvent les pistolets et autres petits pains chez le boulanger. Au Jardin botanique, vous découvrirez les coquelicots dans les pots à l'entrée principale, mais aussi à l'Herbetum et dans le jardin de l'Orangerie.

Musa est le nom scientifique du bananier.

  • Plantes carnivores à gogo

La Boutique du Jardin vous offre cet été un vaste panel de plantes originales pour votre intérieur. Notre assortiment de plantes carnivores ravira petits et grands avec les feuilles gluantes des Drosera, les urnes des Sarracenia ou encore, les « mâchoires » des feuilles de dionées dont la fermeture est provoquée par des poils sensitifs situées sur les faces internes. Les insectes présents dans la maison n’auront qu’à bien se tenir !

En vente à la boutique du Jardin : 5 € (petit pot) ou 10 € (grand pot)..

Pour commander, cliquez ici.

  • La Boutique online du Jardin botanique !

Ne manquez pas notre Boutique online ! En quelques clics de souris, vous pourrez déambuler dans ses galeries virtuelles et acheter nos ouvrages scientifiques comme la “Flore de Belgique”, des livres de jardinage ou de cuisine mais aussi des posters sur les orchidées ou les plantes vénéneuses de nos régions.

Cliquez ici pour explorer notre Boutique.

Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique Meise

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.

Rédacteur en chef
Koen Es
Photos
Jardin botanique Meise.

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Jardin botanique Meise
Domaine de Bouchout
Nieuwelaan 38
1860 MEISE

02 260 09 70
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