n° 24, hiver 2010
Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.





  • 366 gestes pour la biodiversité

2010 a été décrétée "Année internationale de la Diversité biologique" par les Nations Unies. La "diversité  biologique" ou "biodiversité" est le nom savant pour désigner ce que l’on appelait auparavant la “nature” avec toutes les formes de vie qu’elle contient. On estime actuellement que l’être humain (qui fait bien sûr partie de la biodiversité) partage la planète avec au moins 15 millions d’espèces d’organismes vivants.

Toute cette diversité nous permet de manger, boire, avoir un toit, nous soigner, nous détendre.... La biodiversité, naturelle et gratuite, est la plus grande richesse de la Terre mais malheureusement, elle n’est pas éternelle. Notre manière d’habiter le monde mène à sa dégradation galopante, à la pollution et au gaspillage d’énergie.

Le petit livre "366 gestes pour la biodiversité" vous propose une astuce par jour pour donner un coup de pouce à la nature: comment cuisiner les pissenlits sauvages, limiter les dépenses d’énergie, utiliser les déchets verts pour votre jardin,… Téléchargez-le gratuitement sur www.biodiv2010.be. Vous pouvez également y télécharger un fond d'écran dynamique qui vous donnera un nouveau conseil chaque jour!



  • Une planète pleine de vie
Les échanges que réalisent entre elles différentes espèces constituent des communautés vivantes, végétales et animales, - les “écosystèmes” -, ce qui forme une partie importante de la biodiversité. Par exemple, un bois dans nos régions se compose surtout d’arbres, mais les mousses et les fougères profitent également de leur ombre pour se développer. Les moisissures décomposent les feuilles tombées au sol et cet humus apporte de nombreux éléments nutritifs aux arbres. Les oiseaux nichent dans le feuillage et se nourrissent des fruits des arbres. Chaque type de milieu (chaud, froid, sec ou non,...) engendre différents types de communautés de vie. Le Palais des Plantes donne une bonne idée de la diversité végétale, avec par exemple ses plantes épiphytes qui poussent en prenant appui sur d’autres végétaux sans leur porter préjudice, les plantes carnivores qui se nourrissent de petits animaux (serre K) etc. Toutes ces interactions forment le tissu de la vie et l’équilibre naturel irremplaçable de notre planète.


  • Une nouvelle jeunesse pour la chapelle Ste-Anne

Les premières traces historiques que l’on trouve dans le domaine de Bouchout où s’est établi le Jardin botanique remontent au 12ème siecle. A côté du château, de nombreux éléments architecturaux, paysagers ainsi que des arbres vénérables témoignent de la richesse de son histoire. Parmi ceux-ci, une petite chapelle dédiée à St-Antoine. Mais le long de la Nieuwelaan, vous trouvez une seconde chapelle, à 200 mètres de l’entrée principale. Elle est dédiée à Sainte Anne, la mère de la Vierge Marie selon la tradition chrétienne. Le bâtiment date de 1737, mais on trouve déjà une chapelle au même emplacement sur une gravure de 1690. Grâce à la persévérance de l’un de nos bénévoles, Jef De Cuyper, cette charmante chapelle vient d’être restaurée de belle manière par la Commune de Meise. Fin connaisseur de l’histoire de la région, Jef se dévoue au quotidien pour préserver les traces de celle-ci, et avec quel succès !



  • Rendez-vous sur Facebook

Depuis quelques semaines le Jardin botanique national est sur Facebook et Twitter, deux réseaux sociaux parmi les plus importants et qui sont aussi de formidables outils d’information et de communication. Outil complémentaire à la lettre d’information saisonnière « Musa », notre page Facebook et son équivalent sur Twitter vous informeront de l’actualité botanique, de nos prochaines activités et des dernières nouveautés du Jardin botanique. Rejoignez-nous et invitez vos amis à nous rejoindre.



  • Une arche de Noé pour la Belgique
Deux chercheurs du Jardin botanique, Sandrine Godefroid et Thierry Vanderborght, ont réalisé l’étude (en anglais) « Banque de graines de plantes menacées : conservons-nous les bonnes espèces face aux changements climatiques ? ». Les habitats et les plantes souffrent de ces changements : il est donc nécessaire de conserver les espèces menacées hors de leur milieu naturel, notamment sous forme de graines dans des « banques de semences ». Nos chercheurs montrent que sur les 1.396 espèces de plantes spontanées de Belgique, 415 espèces (30%) de la flore belge seraient vulnérables aux modifications du climat au cours des prochaines décennies et environ un tiers des espèces incluses dans la liste des espèces menacées verrait leur situation empirer. Entre 45 et 67% des espèces actuellement non menacées en Belgique pourraient le devenir, alors que seuls 32% de ces espèces vulnérables aux changements climatiques sont conservés dans la banque de graines du Jardin botanique, unique en Belgique. Aussi celle-ci donnera-t-elle désormais la priorité à la conservation des graines de ces espèces.


  • L’Atlas de la flore de Bruxelles primé !

Le Prix Van Rompaey a récompensé Luc Allemeersch pour son inventaire de la flore de la Région de Bruxelles-Capitale, réalisé par le Jardin botanique en collaboration avec Bruxelles-Environnement. Luc a inventorié les 195 km 2 de la Région, avec un passage au minimum au printemps et en été. Il a répertorié 793 espèces végétales sauvages, soit plus de la moitié des espèces sauvages de la Belgique. 73 % sont des « vraies » espèces spontanées, le reste, d’origine exotique, s’est naturalisé. 66 espèces rares y figurent, parmi lesquelles l’orchis tacheté des bois (Dactylorhiza fuchsii). La zone du Rouge Cloître (Auderghem) figure parmi les plus riches avec12 espèces rares. La riche diversité végétale de la capitale montre surtout que celle des campagnes s’appauvrit sous l’action notamment de l’urbanisation et de l’agriculture intensive. Un tel inventaire est d’une valeur inestimable pour mener une politique éclairée de gestion de la nature, car il répertorie par exemple les espèces menacées à préserver comme les espèces invasives à combattre. Découvrez l’Atlas sur www.floraofbrussels.be/floraofbrussels

Musa est le nom scientifique du bananier.



Nous vous rappelons, chers Lecteurs, que le Jardin botanique est fermé le 25 décembre 2010 ainsi que le 1er et le 3 janvier 2011. Nous vous souhaitons une très heureuse année nouvelle.
  • Promenade ″Magie verte africaine″ (jusqu’au  9 janvier 2011)

Découvrez, en parcours libre, la prodigieuse biodiversité végétale africaine, du Sahara au Nil jusqu’aux forêts équatoriales congolaises.  Des conifères à larges feuilles vous surprendront autant que la welwitschia, un étrange dinosaure botanique. La brochure est gratuite avec le ticket d’entrée. En savoir plus

  • Promenade ″Magie hivernale″ (10 janvier - 31 mars 2011 )

Venez découvrir en parcours libre la symphonie des fleurs et des parfums hivernaux dans les magnifiques collections de Meise. Un dépliant gratuit vous propose un itinéraire de 2 heures parmi bruyères des neiges, cyclamens de Cos, hamamélis,... Et n’oubliez pas le détour par les serres si vous rêvez de chaleur et d’exotisme ! En savoir plus

  • Regards sur l’expédition Fleuve Congo (25 janvier - 13 mars 2011)

En compagnie de 67 scientifiques belges, congolais et internationaux, le photographe Kris Pannecoucke a navigué six semaines sur le fleuve Congo au printemps, dans le cadre de l’expédition scientifique exceptionnelle « Boyekoli ebale Congo 2010 ». Ce voyage a généré des centaines de magnifiques photos illustrant la vie sur le fleuve Congo et aux alentours, la diversité des espèces végétales et animales et le travail effectué par les scientifiques. Cette expédition était le fruit d’une collaboration entre le Musée royal de l’Afrique centrale (coordinateur), l’université de Kisangani, l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique et le Jardin botanique national de Belgique. L’exposition sera présentée simultanément chez les trois partenaires belges, puis à Kisangani.

Musa est le nom scientifique du bananier.





  • L’ivoire végétal

En Amérique du Sud et Centrale, on rencontre six espèces de palmiers à ivoire (Phytelephas). Leur taille de 20 mètres et leurs feuilles très découpées les font ressembler à des cocotiers. Leur particularité réside dans la pulpe de leur noix : elle ne ressemble en rien à la chair juteuse des noix de coco, mais une fois desséchée, elle devient dure comme une pierre et ressemble à l’ivoire issu des défenses d’éléphant. On en fait des bijoux, des boutons, des dés, des anches de cornemuse... La vente de l’ivoire végétal évite l’abattage des éléphants d’Afrique pour leur ivoire - dont le commerce est d’ailleurs interdit par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). De plus, la transformation et la vente de cet ivoire engendre une micro-économie en Amérique du Sud, ce qui incite la population locale à garder pour leurs noix les palmiers à ivoire sur pied, en milieu naturel, au lieu de couper les arbres de la forêt pour en vendre le bois. Venez découvrir le palmier à ivoire à gros fruits (Phytelephas macrocarpa) du Jardin botanique dans la serre F.

Musa est le nom scientifique du bananier.




  • Offrez-vous un bijou en ivoire végétal !

La Boutique du Jardin botanique vous propose un beau choix d’objets en ivoire végétal (Phytelephas, voir article précédent) : des figurines d’animaux, des porte-clés ou des bijoux colorés comme des colliers. De jolis cadeaux originaux et respectueux de l’environnement !

  • Les conseils du jardinier

Vous désirez transformer votre jardin en une véritable oasis de verdure et y faire pousser des plantes grimpantes ? Des tapissantes ? Des haies et des buissons ? Aménager un petit bassin ? Avec « Les conseils du jardinier », vous trouverez toutes les informations et les conseils d’un spécialiste pour avoir un beau jardin. Dans cet ouvrage tout en couleurs, vous apprendrez les notions théoriques nécessaires pour créer différents types de jardin, les secrets de la fertilisation, l’utilisation des outils, la lutte contre les parasites et les maladies des plantes… et le choix des variétés les plus appropriées à planter au jardin. En suivant avec application tous les « trucs » et astuces prodigués dans ce livre, vous aurez toutes les armes en main pour élaborer et structurer un jardin plein de charme et de beauté. M. Sunyer Vives. Les conseils du jardinier, résoudre les problèmes et avoir un beau jardin, Ed. De Vecchi, 94 pp, 8,90 €.

Vous trouverez à la Boutique le livre de jardinage que vous ne trouverez pas ailleurs!

Pour commander votre exemplaire, cliquez ici.

Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique national de Belgique

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.

Rédacteur en chef
Dr Gert Ausloos
Photos
Jardin botanique national de Belgique, Kris Pannecoucke

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Jardin botanique national de Belgique
Domaine de Bouchout
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